Les aventures de Céleste - Le jour où nous avons découvert le métier de « Modéliste »

modéliste

Après moultes navigations sur le net et audit de notre entourage, nous avons dessiné un premier modèle de body pour femme.  

Il s’agissait de réaliser un body :

(1) blousé, entendez un petit haut cousu à une culotte avec la bonne dose de tissu pour que cela ne tire pas mais éviter le côté loose, pour que la femme se sente élégante et confort,

(2) dont le top soit en format cache cœur, sexy sans être vulgaire,

(3) doté d’un soutien-gorge (format brassière car sinon c’est mission impossible techniquement),

(4) dont la culotte devait s’ouvrir et se fermer au niveau de l’entrejambe avec des aimants,

(5) avec une double gradation (la femme peut allonger sa culotte ou la rétrécir).

Je ne sais pas si vous avez tout compris, si vous avez tout lu, c’est déjà ça.

C’est au Pain quotidien Montorgueil que nous avons rencontré, avec plein d’espoir, notre première modéliste.

Trouvée dans le cadre de notre réseau, elle posait des questions pertinentes et semblait vraiment intéressée… Mais après réflexion (il a fallu près d’1 mois) et sûrement en raison de la complexité de notre projet, notre jeune première nous a gentiment remercié de la propal ! Nous étions tellement convaincues que nous n’avions même pas cherché de plan B (erreur classique des débutantes).

Résultat des courses : 1 mois de perdu. Nous fonçons alors tête perdue sur le net (grand pourvoyeur de solution aux âmes égarées).  On nous recommande une modéliste, expérimentée nous dit-on, dans la lingerie. Nous convenons donc d’un rendez-vous à nouveau Au Pain Quotidien, celui de la rue de Varenne cette fois-ci … depuis nous avons changé nos lieux de rendez-vous prestataires ! (la suite vous en donnera la raison).

Après un premier rendez-vous, nous faisons nos emplettes au Marché Saint Pierre où nous achetons à prix d’or deux mètres de maille en jersey de coton. Nous les lui remettrons avec grande cérémonie dans l’espoir que jaillisse l’inégalable de ses doigts.

Ce qui a été inégalable a été la perplexité que Chloé et moi avons ressenti lors du premier essayage dans les toilettes d’un des restaurant Exki du côté de Montparnasse. Nous en avons un vif souvenir !  Je me souviens de cette conversation entre elle et moi pendant qu’elle essayait vainement d’enfiler le prototype.

Charlotte : « Attends je tiens les manches, passe la tête par ici »

Chloé : « mais non c’est pas possible, il y un double fond là !!! »

Charlotte : « ah ça y est, j’ai trouvé, passe d’abord tes jambes… »

Chloé : « mais non Cha, ça ne fonctionne pas non plus, je suis bloquée par les bretelles du soutien-gorge »

Un cauchemar...

Il n’était évidemment pas concevable de commercialiser un tel produit d’autant plus que notre credo était, est toujours, de faire un produit pratique et confortable !

Nous avons tout de même laissé une seconde chance à notre modéliste mais au second essai, nous nous sommes résolues à trouver un plan C. Entre temps, nous avons décidé de renoncer à la gradation de la culotte et au soutien-gorge intégré. Il était grand temps de simplifier notre produit de futur !

Leçon : Faire parfait mais pas complet plutôt que complet mais pas parfait… L’idée est là mais c’était beaucoup mieux dit par Oussama de The Family.


Laissez un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approvés avant d'être affichés